Vivreaux Ătats-Unis est un rĂȘve trĂšs prometteur qui pourrait rapidement devenir un cauchemar. Pour minimiser les risques, il vous revient de
INFOGRAPHIE- Confectionner un repas selon ses besoins, éviter le gaspillage, nourrir la planÚte entiÚre, restaurer les astronautes Voici les savoureuses promesses, ou pas, des imprimantes
Seemore of Etats-Unis du rĂȘve au cauchemar? on Facebook. Log In. Forgot account? or. Create new account. Not now. Community See All. 88 people like this. 101 people follow this
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Vay Tiá»n TráșŁ GĂłp 24 ThĂĄng. Câest une histoire comme il en existe des millions. Un homme cherche son bonheur dans un ailleurs idĂ©alisĂ©. Il quitte sa terre natale, le Cameroun, pour tenter sa chance aux Ătats-Unis, gagner sa vie et devenir un homme de respect ». Sa femme et son fils le rejoignent. Ils vivent chichement mais sont heureux⊠jusquâĂ ce que leur visa de tourisme expire et quâils se retrouvent sans papiers. Un avocat spĂ©cialisĂ© leur laisse croire que tout ira bien tant quâils lui feront confiance et le paieront. Le pĂšre de famille, Jende, devient le chauffeur de Clark, un banquier de Lehman Brothers impliquĂ© dans le scandale des subprimes. Une spirale infernale entraĂźnera les deux hommes vers la chute inĂ©vitable. Leurs familles sauront-elles y rĂ©sister et surmonter unies le dĂ©sastre qui sâannonce ? Une oeuvre qui vaut de lâor Câest Ă partir de cette expĂ©rience de migration laborieuse, plutĂŽt frĂ©quente, quâImbolo Mbue a construit Voici venir les rĂȘveurs. Un premier roman qui a fait grand bruit en 2014 lors de la foire du livre de Francfort oĂč Random House aurait acquis les droits pour un million de dollars. Ă coups de communiquĂ©s savamment orchestrĂ©s tous les six mois, lâĂ©diteur a su crĂ©er le mystĂšre et entretenir lâintĂ©rĂȘt des mĂ©dias pour un ouvrage Ă lâĂ©criture fluide, ponctuĂ© dâhumour, et qui a le mĂ©rite dâaborder la question de lâĂ©migration sans tomber dans le pathos. Si elle gratte le vernis amĂ©ricain pour Ă©corner lâimage dâune sociĂ©tĂ© ouverte oĂč tout serait possible et oĂč chacun pourrait se rĂ©aliser, Imbolo Mbue ne propose pas, Ă rebours, une image idyllique de son pays natal. Un rĂ©cit exposant les tensions raciales entre noirs en AmĂ©rique Ă LimbĂ©, oĂč jâai grandi, explique la trentenaire, nous vivions simplement et avions peu, mais nous Ă©tions heureux. Pour autant, la vie nâĂ©tait pas facile. Sans soutien, sans relations, il est impossible de rĂ©ussir mĂȘme si lâon est intelligent et diplĂŽmĂ©. Le nĂ©potisme et le tribalisme y rĂšgnent. Alors les gens partent en pensant quâen Europe ou aux Ătats-Unis il est plus aisĂ© de sâaccomplir. Câest vrai en un sens. On peut obtenir seul un travail. Mais la pauvretĂ© peut aussi ĂȘtre extrĂȘmement brutale. Sans oublier le racisme. » Il nây a pas tant de mĂ©lange que ça aux Ătats-Unis Dans Voici venir les rĂȘveurs, celle qui a foulĂ© le sol amĂ©ricain pour faire des Ă©tudes en droit des affaires dĂ©crit un racisme lĂąche, quotidien, mesquin, perfide oĂč les non-dits et les sous-entendus empoisonnent le quotidien et empĂȘchent toute fraternitĂ©. Ă tel point que Jende et sa femme Neni ne frĂ©quentent que des migrants subsahariens. Mon expĂ©rience, explique Imbolo Mbue, est celle-ci. Il nây a pas tant de mĂ©lange que ça aux Ătats-Unis. Les Africains et les Africains-AmĂ©ricains constituent deux groupes avec des cultures et des maniĂšres de vivre diffĂ©rentes. Notre histoire nâest pas la mĂȘme. Certains sont venus de leur plein grĂ© ; les autres ont Ă©tĂ© dĂ©portĂ©s de force. Et ça, ça change tout ! Notre maniĂšre dâapprĂ©hender le monde est forcĂ©ment diffĂ©rente. » Une illustration de lâintersexionnalitĂ© Soyons honnĂȘtes, Voici venir les rĂȘveurs est certes un roman plutĂŽt agrĂ©able Ă lire, mais ce nâest pas non plus le chef dâoeuvre vendu par les Ă©diteurs, mĂȘme si Imboblo Mbue parvient Ă le doter dâune certaine Ă©paisseur en abordant diffĂ©rentes thĂ©matiques. Ă travers le prisme de lâĂ©migration, il est question du regard de lâautre, sur lâautre, de la maniĂšre dont on peut ou veut se fondre dans une sociĂ©tĂ© qui nâa finalement dâaccueil que le nom. Terre de paradoxes construite par des migrants et qui sâest dĂ©veloppĂ©e par lâexploitation Ă©hontĂ©e des esclaves arrachĂ©s Ă leur sol natal, les Ătats-Unis ne sont guĂšre enclins aujourdâhui Ă permettre aux Subsahariens de trouver leur place en leur sein. Quand tu es femme, noire, migrante, tu ne sais jamais pour quelle raison prĂ©cise on te discrimine, explique Imbolo Mbue, mais le racisme est lĂ Ă tout moment. » Le sexisme, aussi. Dans le quartier de Little Senegal, Ă New York. © damon winter/REDUX/REA Rapports de classes, rapports de races mais aussi de genres sont Ă©voquĂ©s tour Ă tour. Neni et la femme de Clark, Cindy, peinent chacune Ă se rĂ©aliser et Ă sâĂ©panouir, Ă ĂȘtre elles-mĂȘmes au sein de leur mĂ©nage. Au Cameroun, avance Imbolo Mbue, les femmes sont fortes. Le problĂšme nâest pas tant dâĂȘtre une femme que dâĂȘtre mariĂ©e. Le mariage peut ĂȘtre liberticide quand les Ă©poux ne regardent pas dans la mĂȘme direction. » De fait, Jende et Neni sont tentĂ©s de prendre des chemins opposĂ©s et sont confrontĂ©s Ă un dilemme doivent-ils rester Ă tout prix dans un pays qui sâest rĂ©vĂ©lĂ© ĂȘtre un eldorado fantasmĂ©, quitte Ă renier ce quâils sont ? Et si le bonheur Ă©tait ailleurs ? Bonnes feuilles Trois ans trois ans quâil se battait pour obtenir des papiers en AmĂ©rique. Il nâĂ©tait arrivĂ© que depuis quatre semaines quand Winston lâavait emmenĂ© voir un avocat en droit de lâimmigration â ils devaient trouver un moyen de le faire rester aprĂšs que son visa de touriste aurait expirĂ©. Tel avait Ă©tĂ© leur plan depuis le dĂ©part, mĂȘme si Jende avait racontĂ© tout autre chose devant lâemployĂ© de lâambassade des Ătats-Unis, Ă YaoundĂ©, lorsquâil avait dĂ©posĂ© sa demande de visa. Combien de temps resterez-vous Ă New York ? lui avait-on demandĂ©. â Seulement trois mois, monsieur. Seulement trois mois, et je jure que je vais revenir. » Et il avait avancĂ© des preuves pour montrer sa bonne foi une lettre de son supĂ©rieur le dĂ©crivant comme un employĂ© zĂ©lĂ©, si amoureux de son travail que jamais il ne le laisserait tomber pour aller vagabonder en AmĂ©rique ; le certificat de naissance de son fils pour prouver que rester lĂ -bas reviendrait Ă lâabandonner ; son droit de propriĂ©tĂ© sur une parcelle de terrain que son pĂšre lui avait donnĂ©e, afin de montrer quâil comptait bien revenir pour y faire bĂątir quelque chose ; une autre lettre du service dâurbanisme de la mairie, obtenue en payant un lointain oncle qui travaillait lĂ -bas, dĂ©clarant que Jende avait dĂ©posĂ© un dossier de permis de construire pour une maison ; et une derniĂšre dâun ami qui avait fait le serment que Jende ne resterait pas aux Ătats-Unis, car tous deux comptaient ouvrir un dĂ©bit de boissons lorsquâil reviendrait. LâemployĂ© de lâambassade avait Ă©tĂ© convaincu. Le lendemain, Jende Ă©tait sorti du bureau des affaires consulaires avec son visa. Oui, il partait pour lâAmĂ©rique. Lui, Jende Dikaki Jonga, fils dâIkola Jonga, petit-fils de Dikaki Manyaka ma Jonga, partait pour lâAmĂ©rique ! Tout frĂ©tillant, il parcourut les rues poussiĂ©reuses de YaoundĂ© le poing levĂ©, un si grand sourire aux lĂšvres quâune femme, une Ewondo avec un panier de plantains sur la tĂȘte, sâarrĂȘta tout net pour le regarder passer. Quel est son problĂšme ?* lâentendit-il dire Ă la personne qui lâaccompagnait. Il Ă©clata de rire. Un problĂšme ? Il nâavait aucun problĂšme. Il partait dans un mois ! Et certainement pas pour revenir trois mois plus tard. Qui donc voyageait jusquâaux Ătats-Unis pour retourner au Cameroun et Ă un avenir bouchĂ© trois petits mois plus tard ? Pas les hommes jeunes comme lui, pas les gens qui, dans leur propre pays, nâavaient devant eux que pauvretĂ© et dĂ©sespoir. Non, les gens comme lui nâallaient pas aux Ătats-Unis pour un sĂ©jour provisoire. Ils y allaient pour sâinstaller, pour y rester jusquâĂ ce quâils puissent rentrer chez eux en conquĂ©rants â dĂ©tenteurs dâune green card ou dâun passeport amĂ©ricain, les poches remplies de dollars et de photos de leur vie heureuse. VoilĂ qui expliquait pourquoi, le jour oĂč il avait embarquĂ© sur le vol Air France Douala-Newark avec correspondance Ă Paris, Jende Ă©tait persuadĂ© quâil ne reverrait pas le Cameroun avant dâavoir gagnĂ© sa part du lait, du miel et de la libertĂ© dont regorgeait cette Terre promise que lâon appelait AmĂ©rique. Le mieux pour avoir des papiers* et rester, câest lâasile. Ăa, ou Ă©pouser une vieille Blanche Ă©dentĂ©e du Mississippi. » Câest ce que Winston avait dit Ă Jende qui, tout juste remis du dĂ©calage horaire, venait de passer une demi-journĂ©e Ă arpenter Times Square, Ă©merveillĂ©. Que Dieu nous prĂ©serve des malheurs, lui avait rĂ©pondu Jende. Je prĂ©fĂ©rerais avaler une bouteille de kĂ©rosĂšne et mourir sur-le-champ. » Lâasile Ă©tait donc la seule solution, avait-il conclu. Winston lâapprouvait. Cela pouvait prendre des annĂ©es, avait-il ajoutĂ©, mais ça en valait la peine. Winston embaucha un avocat pour lui, un NigĂ©rian du quartier de Flatbush, Ă Brooklyn, prĂ©nommĂ© Boubacar, aussi petit quâhabile en paroles. DâaprĂšs ce quâavait entendu Winston, Boubacar nâĂ©tait pas seulement un Ă©minent avocat qui dĂ©fendait des centaines de clients africains Ă travers tout le pays, mais aussi un grand inventeur dâhistoires permettant dâobtenir lâasile. Vous croyez quâils font comment, tous, pour dĂ©crocher lâasile ? avait-il demandĂ© aux deux cousins lors dâune consultation gratuite. Vous pensez vraiment quâils ont tous quelque chose Ă fuir dans leur pays ? Ha ! Laissez-moi vous dire pas plus tard que le mois dernier, lâasile, je lâai obtenu Ă la fille dâun Premier ministre dâAfrique de lâEst. â Vraiment ? demanda Winston. â Vraiment, ça oui, renchĂ©rit Boubacar. Pourquoi tu demandes ? â Je suis Ă©tonnĂ©, câest tout. Le Premier ministre de quel pays ? â Je prĂ©fĂšre le garder pour moi, dâaccord ? Ce nâest pas ça qui compte, non. Ce qui compte, câest que je vous parle de la fille dâun Premier ministre, eh ? Qui a trois domestiques pour lui essuyer les fesses et trois autres pour lui curer le nez. Et la voilĂ qui vient me voir en me disant quâelle craint pour sa vie et quâelle ne peut pas rentrer dans son pays ! Il faut bien faire ce quâil faut pour devenir amĂ©ricain, abi ? »
Depuis plusieurs annĂ©es, le territoire amĂ©ricain ne cesse dâattirer les Ă©trangers voulant vivre une vie meilleure et prospĂšre. Pendant trĂšs longtemps, le pays a Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme une terre dâaccueil pour tous et beaucoup y ont trouvĂ© refuge. Mais est-ce encore le cas aujourdâhui ? Le pays a connu certaines crises que ce soit dâun point de vue ethnique, culturel ou encore financier. Ainsi, le territoire amĂ©ricain peut-il encore tenir ses promesses ? Est-il un mythe ou une rĂ©alitĂ© ? Doit-on encore parler de rĂȘve amĂ©ricain aujourdâhui ? Voici tout ce quâil faut savoir ! Que reprĂ©sente le rĂȘve amĂ©ricain ? Il fait partie intĂ©grante de lâhistoire amĂ©ricaine. Câest Ă partir du XVIIe siĂšcle que les Etats Unis vont se forger lâimage dâun lieu oĂč mĂȘme vos rĂȘves les plus fous seront rĂ©alisables. Il sâagit dâune terre promise presque idyllique composĂ©e dâune richesse inĂ©puisable pour les colons. Par la suite, cette image va ĂȘtre renforcĂ©e au XVIIIe siĂšcle lors de la crĂ©ation de la DĂ©claration dâIndĂ©pendance qui en fait une terre puissante et propice Ă la poursuite du bonheur. LibertĂ© individuelle et dâexpression, ici, chacun est Ă©gal et libre de rĂ©aliser ses projets pour accĂ©der au fameux American dream. LâAmĂ©rique du Nord deviendra donc par la suite pour le monde entier le lieu idĂ©al pour sâenrichir et ĂȘtre heureux. LâidĂ©e Ă©tant que chacun, peu importe son origine ou sa classe sociale, parviendra Ă gravir les Ă©chelons en arrivant sur le territoire amĂ©ricain. Sâen suivra des annĂ©es connaissants une Ă©conomie prospĂšre et une augmentation des revenus pour les colons. Dans lâensemble, le rĂȘve amĂ©ricain offre la possibilitĂ© Ă chacun de rĂ©aliser ses projets mĂȘme sâil se trouve au plus bas de sa catĂ©gorie sociale et quâil est seul. En arrivant sur le territoire amĂ©ricain, vous trouverez un travail qui vous permettra dâavoir un revenu correct pour ainsi avoir un bien immobilier oĂč vous pourrez vivre paisiblement en famille. Pour attirer plus de populations, la vision de lâAmerican dream va se rĂ©pandre en France, en Europe et dans le monde entier par le biais de la culture. Des images dâhommes qui se battent pour leurs droits comme Martin Luther King ou dâautres qui ont rĂ©ussi Ă devenir cĂ©lĂšbres sans aucun soutien comme Abraham Lincoln se diffusent partout. LâAmerican dream est possible, et ils veulent le prouver. Mais est-il vraiment rĂ©el ou nâest-ce que la face visible dâune sombre rĂ©alitĂ© ? Finalement, la question a toujours Ă©tĂ© le rĂȘve amĂ©ricain est-il un mythe ou une rĂ©alitĂ© ? Malheureusement, lâautre partie de la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine sâaccordera Ă avouer que ce rĂȘve amĂ©ricain nâest pas envisageable pour tous. Notamment en raison des Ă©vĂ©nements financiers et politiques qui vont toucher le pays par la suite. La crise de subprimes, par exemple, va ĂȘtre un frein Ă lâAmerican dream de nombreux immigrĂ©s qui Ă©taient parvenus Ă obtenir des crĂ©dits immobiliers pour acheter un logement. Beaucoup ont vu leurs dettes sâaccumuler et ont Ă©tĂ© dans lâincapacitĂ© de rembourser leur crĂ©ancier. De ce fait, les procĂ©dures de short sales ou de saisies de bien immobilier par la banque, comme la foreclosure, vont ĂȘtre mises en place. Finalement mĂȘme si le rĂȘve amĂ©ricain peut paraĂźtre accessible en apparence, les annĂ©es qui passent imposent de plus en plus de barriĂšres Ă cette idĂ©e de rĂ©ussite. LââAmerican way of lifeâ est-il encore possible aujourdâhui ? InĂ©galitĂ©s, crise, population divisĂ©e dâun point de vue politique et modĂšle de santĂ© en retard sur son temps⊠Beaucoup diront que LâAmĂ©rique du nord nâest plus la terre promise dâautrefois⊠Mais quel pays est exempt de tout dĂ©faut ? MalgrĂ© tout cela, les Ătats-Unis offrent un cadre de vie agrĂ©able selon les expatriĂ©s et les AmĂ©ricains eux-mĂȘmes. Aujourdâhui, les conditions dâaccĂšs aux Etats-Unis restent plus restreintes et malheureusement les prix restent plus Ă©levĂ©s quâil y a plusieurs annĂ©es. Cependant, aprĂšs des pĂ©riodes sombres dâun point de vue financier, le pays se relĂšve et les investisseurs se tournent de plus en plus vers les opportunitĂ©s quâil propose. Finalement, ce nâest peut-ĂȘtre pas la fin de lâAmerican dream. De par ses paysages infinis, ses Ă©difices sur plusieurs mĂštres de hauteur allant presque toucher le ciel, et ses conditions de vie idyllique dans certaines villes, les Ătats Unis continuent de faire rĂȘver. Chaque annĂ©e, elle attire de plus en plus dâinvestisseurs ou de rĂ©sidents Ă©trangers voulant connaĂźtre cet American dream. Des entreprises sâinstallent de façon grandissante sur le territoire, crĂ©ant ainsi plus dâoffres dâemplois. En immobilier, le rĂȘve amĂ©ricain offre lâopportunitĂ© dâacheter une maison ou un appartement pour des prix trĂšs bas afin dâavoir une rentabilitĂ© Ă©levĂ©e. MĂȘme si les prix augmentent chaque annĂ©e, le rĂȘve amĂ©ricain doit sâadapter avec son temps. En achetant un bien immobilier, vous pourrez donc envisager une plus-value Ă lâavenir. De plus, si vous souhaitez partir vivre aux USA, de nombreuses aides sont mises Ă votre disposition comme la convention fiscale entre la France et les Etats Unis. Ainsi, que ce soit pour investir ou pour partir vivre aux Etats Unis, vous avez la possibilitĂ© de rĂ©aliser votre American dream Ă votre maniĂšre. Dans lâensemble, mĂȘme si cela peut ĂȘtre vu comme un imaginaire collectif, la vision de lâAmerican dream nâa pas totalement disparue car il offre encore aujourdâhui des opportunitĂ©s pour de nombreux investisseurs Ă©trangers. Pourquoi lâAmerican dream attire-t-il encore beaucoup dâĂ©trangers ? Il promet une vie paisible et pleine de richesseIl nâa pas toujours Ă©tĂ© accessible Ă tousIl sâadapte avec son Ă©poqueAujourdâhui, le pays offre encore beaucoup dâopportunitĂ©s Besoin dâaide pour parvenir Ă rĂ©aliser votre rĂȘve amĂ©ricain ? Vous voulez en savoir plus sur les opportunitĂ©s que vous pouvez avoir en investissant aux Ătats Unis ? Les professionnels de notre Ă©quipe sont lĂ pour VOUS aider ! Une seule chose Ă faire, cliquez sur ce lien pour contacter nos agents immobiliers, ou rĂ©aliser votre propre simulation de projet ! Votre Ă©quipe qui vous accompagne dans vos dĂ©marches sur le marchĂ© immobilier amĂ©ricain, USA Immobilier
Le stress et l'anxiĂ©tĂ© pourraient avoir un effet sur les rĂȘves faits la nuit, si l'on se fie aux rĂ©sultats prĂ©liminaires d'une Ă©tude en psychologie. EugĂ©nie Samson-Daoust, une Ă©tudiante Ă la maĂźtrise en psychologie Ă l'UniversitĂ© de MontrĂ©al, s'est intĂ©ressĂ©e Ă l'influence du stress et de la personnalitĂ© sur le contenu nĂ©gatif des rĂȘves, en compagnie de deux autres chercheurs. Elle prĂ©sentait mercredi les premiers rĂ©sultats d'une recherche Ă ce sujet au congrĂšs annuel de l'Association francophone pour le savoir ACFAS. L'Ă©quipe de chercheurs a recrutĂ© jusqu'ici 91 participants - elle en vise 175 au total - qu'elle a interrogĂ©s dĂšs le dĂ©but de l'Ă©tude sur leur niveau de stress et d'anxiĂ©tĂ© en gĂ©nĂ©ral. Ces gens, trouvĂ©s par le biais de petites annonces et des mĂ©dias sociaux, viennent en grande partie de MontrĂ©al, mais certains autres rĂ©sident ailleurs, notamment en Europe, aux Ătats-Unis et au Mexique. La majoritĂ© des rĂ©pondants sont des femmes. C'est l'un des Ă©ternels problĂšmes avec la recherche sur les rĂȘves, souligne la chercheuse. En gĂ©nĂ©ral, ça intĂ©resse plus les femmes.» Ces volontaires ont acceptĂ© de rĂ©pondre chaque jour, pendant trois semaines, Ă deux questionnaires. L'un, rempli le matin, visait Ă savoir d'abord s'ils avaient rĂȘvĂ© pendant la nuit, puis ensuite si les rĂȘves Ă©taient positifs ou nĂ©gatifs et s'ils Ă©taient clairs. Puis, le soir, un autre questionnaire devait ĂȘtre rempli pour indiquer le niveau de stress vĂ©cu durant la journĂ©e. Le stress reflĂ©tĂ© dans le rĂȘve Les chercheurs ont notĂ© un lien significatif entre le stress vĂ©cu au quotidien et la tonalitĂ© gĂ©nĂ©rale de leurs rĂȘves, c'est-Ă -dire que plus ils vivent de stress, plus leurs rĂȘves sont nĂ©gatifs. Une corrĂ©lation a Ă©galement Ă©tĂ© observĂ©e entre le score des participants au test d'anxiĂ©tĂ© fait au dĂ©but de l'Ă©tude et les autres variables mesurĂ©es. Ainsi, plus la personne avait un trait anxieux, moins elle avait de chances de se rappeler de ses rĂȘves et plus elle avait de risques d'avoir des rĂȘves Ă tonalitĂ© nĂ©gative. Juste le fait de vivre un stress Ă©levĂ©, c'Ă©tait corrĂ©lĂ© au fait de faire un rĂȘve Ă tonalitĂ© nĂ©gative», rĂ©sume la chercheuse. L'Ă©tudiante Ă la maĂźtrise espĂšre pouvoir Ă©ventuellement en arriver Ă prĂ©dire l'occurrence des rĂȘves Ă tonalitĂ© nĂ©gative en Ă©valuant le niveau de stress et d'anxiĂ©tĂ© du rĂȘveur. Elle prĂ©cise toutefois qu'il ne faut pas considĂ©rer le mauvais rĂȘve ou le cauchemar comme un signal d'alarme envoyĂ© par le cerveau au rĂȘveur, puisqu'un rĂȘve nĂ©gatif ne signifie pas automatiquement que la personne vit trop de stress. Le fait de faire des mauvais rĂȘves et des cauchemars, ça peut arriver Ă tout le monde», rappelle-t-elle. SitĂŽt rĂȘvĂ©, sitĂŽt oubliĂ©? Mme Samson-Daoust admet que l'Ă©tude a rejoint Ă la base des gens dĂ©jĂ intĂ©ressĂ©s par les rĂȘves, de sorte qu'ils ont tendance Ă se souvenir davantage de leurs songes que la population en gĂ©nĂ©ral. C'est l'une des limites de l'Ă©tude, et de pas mal toutes les Ă©tudes sur les rĂȘves, c'est que les gens qui participent, ce sont les gens qui sont dĂ©jĂ intĂ©ressĂ©s par les rĂȘves, donc qui s'en rappellent relativement bien», explique-t-elle. Il y a des Ă©tudes sur le rappel de rĂȘves qui concluent que le fait de faire une Ă©tude sur les rĂȘves, ça aide Ă se rappeler de ses rĂȘves!» Pour les non-participants qui souhaiteraient eux-mĂȘmes amĂ©liorer le taux de rappel de leurs rĂȘves, elle suggĂšre d'abord simplement d'y porter davantage d'attention, et de les noter ou de les dessiner. Elle souligne Ă©galement qu'on peut continuer d'essayer de s'en souvenir tout au long de la journĂ©e, parce que les rĂȘves peuvent nous revenir plusieurs heures aprĂšs le rĂ©veil. C'est aussi possible de rester dans son lit, les yeux fermĂ©s, et d'essayer de se concentrer pour voir s'il n'y a pas quelque chose qui nous revient Ă l'esprit.»
PubliĂ© le 28/09/2015 Ă 1327 Artur Mas et Paul Romeva Junts pel si FIGAROVOX/ANALYSE - BenoĂźt Pellistrandi estime que l'indĂ©pendance de la Catalogne, si elle n'a jamais paru si proche, sera trĂšs difficile Ă mettre en place. Elle porterait mĂȘme prĂ©judice aux Catalans .BenoĂźt Pellistrandi est ancien Ă©lĂšve de l'Ăcole normale supĂ©rieure et agrĂ©gĂ© d'histoire. Il est actuellement professeur en classes prĂ©paratoires au lycĂ©e 27 septembre, les Ă©lecteurs rĂ©sidents de Catalogne Ă©taient appelĂ©s aux urnes pour renouveler leur parlement rĂ©gional. Il s'agissait de la dixiĂšme Ă©lection de ce genre depuis qu'en 1980, la rĂ©gion a commencĂ© de faire fonctionner ses institutions autonomes. Les Ă©lections rĂ©gionales mobilisaient moins que les Ă©lections gĂ©nĂ©rales pour envoyer des dĂ©putĂ©s Ă Madrid. De 1980 Ă 2012, la moyenne de participation s'Ă©tablissait Ă 61% contre 71% pour les Ă©lections nationales. Mais ce dimanche, le taux de participation a atteint le record de 77,44%.L'enjeu Ă©tait de taille. Le panorama politique nationaliste avait Ă©tĂ© recomposĂ© de fond en comble pour fonder une revendication indĂ©pendantiste. Du cĂŽtĂ© des partis ânationauxâ, la question Ă©tait de savoir comment se rééquilibreraient les forces et si les nouveaux venus sur la scĂšne politique - Podemos Ă gauche, Ciudadanos Citoyens au centre - Ă©taient en mesure de dĂ©passer les deux formations traditionnelles le Parti Socialiste et le Parti rĂ©sultats semblent sans appel les indĂ©pendantistes obtiennent une majoritĂ© absolue de siĂšges 72 contre 63. Ils sont pourtant lourds d'ambiguĂŻtĂ©s politiques et porteurs de plus de questions que de rĂ©ponses. Tout a changĂ© quand Artur Mas a choisi d'embrasser la cause indĂ©pendantiste. Il le fit d'abord par tactique il s'agissait de mordre sur l'Ă©lectorat de ses concurrents et surtout de construire un bras de fer avec Madrid pour nĂ©gocier en position de force un statut encore plus favorable Ă l'autonomie. Les ambiguĂŻtĂ©s politiques d'abord. La liste arrivĂ©e en tĂȘte - Junts pel Si - 62 siĂšges et presque 40% des voix est un conglomĂ©rat de forces politiques hĂ©tĂ©rogĂšnes. La composent principalement les deux formations Convergence DĂ©mocratique de Catalogne du prĂ©sident Artur Mas et Gauche RĂ©publicaine de Catalogne Esquerra Republicana de Catalunya - ERC - de Oriol Junqueras. Ces deux formations ont Ă©tĂ©, jusqu'en 2012, âennemiesâ. Toutes deux chassaient du cĂŽtĂ© des nationalistes. Mais lĂ oĂč ERC Ă©tait radicale, CDC se prĂ©sentait comme le nationalisme prudent et raisonnable. Tout a changĂ© quand Artur Mas a choisi d'embrasser la cause indĂ©pendantiste. Il le fit d'abord par tactique il s'agissait de mordre sur l'Ă©lectorat de ses concurrents et surtout de construire un bras de fer avec Madrid pour nĂ©gocier en position de force un statut encore plus favorable Ă l'autonomie. En 2012, il procĂ©da Ă une dissolution de son Parlement. De 62 siĂšges, sa formation tomba Ă 50⊠d'oĂč l'impĂ©rieuse nĂ©cessitĂ© de composer avec plus radical que lui ERC avait alors obtenu 23 siĂšges.C'est lĂ que les choses se sont compliquĂ©es et qu'Artur Mas a Ă©tĂ© pris au piĂšge de sa surenchĂšre. Le nationaliste avait fait de l'indĂ©pendance un levier de nĂ©gociation le voilĂ obligĂ© d'y croire⊠ou de feindre d'y croire!Les deux formations disposaient de la majoritĂ© absolue dans le Parlement sortant⊠elles la manquent. Avec 62 siĂšges, la liste unitaire perd 11 siĂšges par rapport au total de deux candidatures distinctes en 2012. Est-ce un succĂšs?D'autant que le sĂ©same de la majoritĂ© absolue est aux mains d'un parti encore plus radical la Candidature d'UnitĂ© Populaire, une gauche radicale qui souhaite proclamer dans les trois mois l'indĂ©pendance de la RĂ©publique dĂ©mocratique et sociale de Catalogne. Son leader, Antonio Baños, a d'ores et dĂ©jĂ appelĂ© ses Ă©lecteurs Ă dĂ©sobĂ©ir aux lois un gouvernement catalan en dĂ©pit de la concurrence de ces indĂ©pendantismes ne sera pas simple d'autant que beaucoup de nationalistes Ă©lus hier sont des indĂ©pendantistes de la onziĂšme heure⊠regardĂ©s avec suscpicion par les militants aux autres forces politiques, le Parti populaire, actuellement au pouvoir Ă Madrid, a subi une vĂ©ritable dĂ©route perdant 8 de ses 19 dĂ©putĂ©s au profit de la formation centriste Ciudadanos qui passe de 10 Ă 25 siĂšges! Cela veut clairement dire que la dynamique victorieuse est au centre. Lors des Ă©lections gĂ©nĂ©rales du 20 dĂ©cembre prochain - et les Catalans revoteront cette fois-ci pour envoyer des dĂ©putĂ©s Ă Madrid - le Parti populaire devra faire le deuil de ses Ă©lus catalans. VoilĂ qui n'est pas de bon augure pour ses envies de victoire. Le Parti socialiste a survĂ©cu aux ambitions de Podemos⊠qui dĂ©montre lĂ son immaturitĂ© politique et organisationnelle. Tout cela esquisse une recomposition favorable au centre-gauche d'ici Ă est-elle cependant possible? De ces blocages et de ces dialogues de sourds entre institutions espagnoles - ne l'oublions pas la Generalitat de Catalogne, le gouvernement rĂ©gional, et le Parlement de Catalogne existent par la Constitution et reprĂ©sentent, en Catalogne, la forme de l'Ătat espagnol -, on est arrivĂ© Ă une situation hautement explosive. La raison politique s'est Ă©vaporĂ©e sous les puissantes senteurs enivrantes de l'Ă©motion. La sociĂ©tĂ© catalane est Ă©duquĂ©e avec un discours victimiste qui a rĂ©ussit Ă convaincre une trĂšs large partie de l'opinion publique que les Catalans sont humiliĂ©s et opprimĂ©s. Rien n'est plus faux que ces approximations historiques. LĂ , l'historien ne peut ĂȘtre que rĂ©voltĂ© devant cette instrumentalisation, quand il ne s'agit pas de mensonge, du passĂ©. Ce âtraumatismeâ fabriquĂ© constitue aujourd'hui l'Ă©lĂ©ment le plus difficile Ă rĂ©duire pour s'engager dans la voie du dialogue. Il est fait d'une ignorance grave sur le passĂ© national commun aux Catalans et aux Espagnols. Depuis 2012, la Generalitat - gouvernement rĂ©gional - de Catalogne n'a plus accĂšs aux marchĂ©s financiers. Elle se finance par l'intermĂ©diaire de Madrid car la signature de l'Ătat espagnol jouit de la confiance des marchĂ©s⊠pas celle de la Catalogne. Car tout le reste, c'est-Ă -dire des questions aussi techniques que le transfert des charges financiĂšres d'un Ătat Ă l'autre - par exemple, la future SĂ©curitĂ© sociale catalane prendra-t-elle en charge les retraites des travailleurs qui ont travaillĂ© et cotisĂ© en Catalogne mais qui sont repartis qui en Andalousie, qui en Castille, qui en EstrĂ©madure pour jouir de leur retraite? - sont bien trop complexes pour ĂȘtre mises sur le devant de la scĂšne. La mise en place, ne serait-ce que des conditions d'une nĂ©gociation pour arriver Ă un accord d'indĂ©pendance, buterait immanquablement sur la technicitĂ© de toutes ces questions. Un rappel suffira Ă le comprendre depuis 2012, la Generalitat de Catalogne n'a plus accĂšs aux marchĂ©s financiers. Elle se finance par l'intermĂ©diaire de Madrid car la signature de l'Ătat espagnol jouit de la confiance des marchĂ©s⊠pas celle de la Catalogne. Un Ătat, un embryon d'Ătat catalan, n'aurait pas les moyens financiers de se construire et s'il est facile de faire rĂȘver en mobilisant les sentiments et les symboles, sera-t-il facile de demander aux Catalans plus d'impĂŽts, plus de sacrifices pour construire leur Ătat?Actuellement, le rĂȘve indĂ©pendantiste est gratuit. DĂšs lors qu'il s'accompagnera d'une facture, il virera au cauchemar⊠en Catalogne et pour les Catalans eux-mĂȘmes.
Ahh le rĂȘve amĂ©ricain⊠Les Ătats-Unis, pays de la dĂ©mesure et de tous les clichĂ©s ! Nous ne savons pas vraiment dans quoi nous nous embarquons Ă ce moment-lĂ . Quelques doutes, beaucoup de craintes et un peu dâhĂ©sitation se bousculent dans nos tĂȘtes alors quâen mĂȘme temps une certaine forme dâexcitation nous envahi⊠Il faut bien reconnaitre que nous laissons derriĂšre nous notre petite Ăźle paradisiaque, une vie tranquille au soleil, un certain confort en-soi. Avons-nous peur de nous ennuyer Ă long terme ? Cherchons-nous encore des dĂ©fis Ă relever ? Quâimporte, car pour lâinstant, tout ce que je me demande en apercevant lâimmensitĂ© de New York depuis le hublot de notre avion, câest âMais quâest-ce que nous faisons lĂ ?!â. Un choc culturel Le mode de vie, la langue, la gastronomie, le climat, les paysages ou encore la population et la liste est longue !, on peut dire que tout oppose NoumĂ©a Ă New York. NoumĂ©a, lâinsulaire, la balnĂ©aire, lâapaisante, la tranquille⊠et New York, la dĂ©mesurĂ©e, lâeffervescente, lâimposante, la bruyante, la stressante, ce nâest pas pour rien dâailleurs quâon lâappelle la ville qui ne dort jamais⊠Une bataille perdue dâavance. Pendant 6 mois, nous avons fait face Ă de nombreuses dĂ©convenues et oĂč beaucoup de questions surgissaient, nous obligeant Ă nous remettre perpĂ©tuellement en question. Heureusement, nous avons aussi vĂ©cu des moments beaucoup plus positifs, riches en surprises⊠Alors, me direz-vous, que sâest-il rĂ©ellement passĂ© pendant cette pĂ©riode et oĂč en sommes-nous vraiment aujourdâhui ? Je vous explique tout ça ! Retour Ă notre premier amour⊠New York Une fois que vous posez vos yeux sur Big Apple, vous ne pouvez plus jamais lâoublier. New York, câest un peu le rĂȘve amĂ©ricain dans toute sa splendeur. FiĂšre, haute, imposante, New York force lâadmiration. Câest pour cela que nous dĂ©cidons de dĂ©buter notre aventure amĂ©ricaine par la porte dâentrĂ©e historique de tout immigrant sur le territoire de lâoncle Sam. Nous arrivons donc en terrain âpresqueâ conquis puisque New York a par ailleurs Ă©tĂ© notre champ de bataille durant un an lors dâune premiĂšre expatriation en 2011. Les repĂšres reviennent trĂšs rapidement on sait quoi faire, oĂč le faire et surtout comment le faire, ce qui adoucit un peu notre changement de vie. Par chance, nous retrouvons Linda, son mari Ernie et leur chien Trevor, qui sont vĂ©ritablement notre famille de cĆur amĂ©ricaine. Le temps pour nous de trouver un appartement, nous sommes hĂ©bergĂ©s chez eux dans le New Jersey. Une organisation colossale Les premiers jours sont consacrĂ©s aux dĂ©marches administratives obtenir un numĂ©ro de sĂ©curitĂ© sociale, souscrire Ă un abonnement tĂ©lĂ©phonique, chercher un appartement Ă New York⊠Nous avions dĂ©jĂ fait cela une fois, Craigslist nâavait plus aucun secret pour nous ! Tout est allĂ© trĂšs vite puisquâen une semaine, nous avons trouvĂ© un appartement en colocâ sur la 116th street Ă Harlem. On aura dâailleurs lâoccasion dâen reparler prochainement avec quelques conseils, parce que franchement pour un nouvel arrivant, ce nâest vraiment pas Ă©vident pour sây retrouver. Ce dĂ©part pour une nouvelle vie sâannonçait donc ĂȘtre sous les meilleurs auspices⊠Oui, mais voilĂ ! Erreur numĂ©ro 1 ĂȘtre trop confiant lors de son arrivĂ©e La suite logique a Ă©tĂ© de chercher un emploi. Nous Ă©tions encore dans un Ă©tat dâesprit trĂšs positif, avec â peut-ĂȘtre â un trop-plein dâoptimisme sur notre avenir. Au grĂ© de nos diffĂ©rents dĂ©mĂ©nagements, que ce soit en France ou dans dâautres pays, nous avons toujours trouvĂ© assez rapidement du travail⊠Oui, mais voilĂ ! Cette fois-ci, la recherche dâemploi ne sâest pas rĂ©ellement passĂ©e comme prĂ©vue. AprĂšs avoir vĂ©cue presque deux ans hors des sentiers battus, loin du âdroit cheminâ dans lequel nous pousse la sociĂ©tĂ©, je me suis vite rendue compte que jâĂ©tais complĂštement âoutâ ! Hors-sujet sur la maniĂšre de postuler, sur la rĂ©daction dâune lettre de motivation, sur mes performances lors des entretiens en anglais bien sĂ»r !, ou encore sur les connaissances des nouvelles tendances et innovations dans mon domaine de prĂ©dilection. Bref, je nâĂ©tais plus un chasseur dans le monde impitoyable de requins que peut ĂȘtre parfois lâindustrie⊠JâĂ©tais devenue une petite sardine frĂ©tillante ! Ajoutez Ă cela une solidaritĂ© entre français proche du nĂ©ant, Ă New York en tout cas, jâai donc vite dĂ©chantĂ©. Il sâest passĂ© plusieurs semaines pendant lesquelles je ne postulais mĂȘme plus aux offres dâemploi, puisque dans ma tĂȘte, jâĂ©tais complĂštement bloquĂ©e. Câest dâailleurs ce qui mâa permis de dĂ©velopper ce blog, ma seule Ă©chappatoire. Câest un mal pour un bien ! Heureusement, nous avons commencĂ© Ă voir le bout du tunnel quand Greg a dĂ©crochĂ© un job dans une boite française installĂ©e Ă Miami, avec un poste au titre plus que prometteur⊠enfin, sur le papier ! Oui, mais voilĂ ! Au bout dâun mois de travail, son patron lui annonce quâil ne peut pas le payer. Il y a malheureusement des gens malhonnĂȘtes partout, et ne croyez pas que dâĂȘtre de la mĂȘme patrie dans un pays Ă©tranger resserre les liens et permet un traitement de faveur⊠bien au contraire ! VĂ©ritable coup de massue, nous venions de toucher le fond. Erreur numĂ©ro 2 sous-estimer financiĂšrement le coĂ»t dâune expatriation Il faut bien lâadmettre nous sommes arrivĂ©s aux Ătats-Unis trĂšs mal prĂ©parĂ©s ceci est sĂ»rement dĂ» Ă lâerreur numĂ©ro 1, avec peu dâĂ©conomies. Pendant deux ans, nous avons dĂ©pensĂ© pas mal dâargent en voyageant Ă©normĂ©ment. Faut bien avoir matiĂšre Ă alimenter ce blog aussi !. Bref, on connait tous le sort rĂ©servĂ© Ă la cigale dans la fable de La Fontaine ! Aux Ătats-Unis, tout coĂ»te cher, et encore plus Ă New York. Les loyers, les transports, lâassurance santĂ©, la nourriture, les loisirs⊠Tout, je dis bien tout coĂ»te cher ! Il faut donc arriver avec une somme consĂ©quente dâargent, parce que vivre Ă New York, ce nâest pas rien financiĂšrement, dâautant plus quand on nâa pas de revenus. Avec un loyer de plus de dollars par mois pour seulement une chambre, nous ne pouvions pas continuer longtemps comme ça. Peu Ă peu, une question devenait omniprĂ©sente âAvons-nous fait une erreur de tout quitter pour venir aux Ătats-Unis ?â. Erreur numĂ©ro 3 âNew York, I love you but you overwhelm meâ âNew York, je tâaime mais tu me submergesâ nâa jamais autant eu de son sens quâaprĂšs ces Ă©pisodes successifs oĂč nous avons enchaĂźnĂ©s les galĂšres puisquâune dĂ©pression post-installation sâest sournoisement installĂ©e. Une fois dans notre appartement en colocâ Ă Harlem, nous avons commencĂ© Ă ne plus trouver de points positifs Ă vivre ici. Nous nâĂ©tions pas en vacances Ă New York, ce nâĂ©tait pas pour une pĂ©riode temporaire, on allait y vivre pour une durĂ©e illimitĂ©e. Unlimited ! Et soudain, tout a pris une autre dimension⊠⊠Lâhiver Ă New York nâest pas âwonderfulâ, Central Park nâest pas âamazingâ sous la neige, les rues ne sont pas âso cuteâ recouvertes de boue. Pendant plusieurs mois, la ville devient glaciale et mettre le nez dehors devient parfois une Ă©preuve ! NâespĂšre pas sortir sans le minimum vital de tout bon New-yorkais qui se respecte, Ă savoir une chapka, plusieurs Ă©charpes en laine, au moins deux paires de gants et surtout de mĂ©ga Moon Boots. Sinon, tu risques de congeler sur place Ă tout moment ! Le froid va te cingler le visage comme jamais, des tonnes et des tonnes de neige vont sâabattre sur la ville, tu vas devoir marcher dans la rue avec de la boue jusquâaux genoux⊠Bref, Jonas, lâune des plus grandes tempĂȘtes de neige qui a balayĂ© la cĂŽte Est des Ătats-Unis a eu raison de nous. Nous avions besoin dâhabiter dans un endroit oĂč le soleil rĂšgne en maĂźtre tout au long de lâannĂ©e. ⊠Dâun jour Ă lâautre, nous ne trouvions plus les gens si accueillants et la vie new-yorkaise si excitante. Les New-yorkais nâont jamais le temps donât forget, time is money, ils sont donc stressĂ©s, pressĂ©s, agitĂ©s⊠Bref, ils vivent Ă cent Ă lâheure. Et quand ils ne travaillent pas, ils passent leur temps dans les transports en commun. Câest bien connu, mĂ©tro, boulot, dodo. Nous avions lâimpression dâĂȘtre aspirĂ©s dans une vie qui allait beaucoup trop vite pour nous. La plupart des amĂ©ricains vivent pour travailler, alors que nous, nous souhaitons travailler pour vivre. Nous avions besoin dâun endroit oĂč les gens prennent le temps. ⊠Notre appartement, qui devait ĂȘtre une solution temporaire, le devenait de moins en moins. 3 mois plus tard, nous Ă©tions toujours dans une colocâ de 5 personnes, que lâon commençait Ă dĂ©tester. Dâappartement correct de prime abord, il est rapidement devenu trop sombre, plutĂŽt sale, assez petit et extrĂȘmement cher. La vue depuis notre chambre donnait sur un autre immeuble et nous avions lâimpression de vivre dans une boite totalement noyĂ©e parmi des milliers dâautres. Nous avions besoin dâespace et dâair frais. ⊠Le concert des klaxons, des sirĂšnes dâambulances ou encore les excĂšs de dĂ©cibels sont devenus insupportables. Qui nâa pas rĂȘvĂ© des cĂ©lĂšbres taxis jaunes new-yorkais, de lâambiance unique de Times Square ou des ambulances qui rĂ©veilleraient un mort Ă la moindre sirĂšne ? New York a cet espĂšce de bruit ambiant typique et mondialement connu⊠Seulement au quotidien, ça peut rapidement devenir un vĂ©ritable cauchemar ! Et quand nous avons commencĂ© Ă nous focaliser dessus, impossible de nous en dĂ©faire New York est beaucoup trop bruyante pour nous. Nous avions besoin de calme et de tranquillitĂ©. Une image qui ne nous correspondait plus Rapidement, nous nous sommes aperçus que lâimage que nous avions de New York Ă©tait totalement faussĂ©e par des souvenirs que nous avions idĂ©alisĂ©s. New York est et restera toujours la mĂȘme, câest nous qui avons changĂ©. Et malheureusement, pendant les 4 mois oĂč nous sommes restĂ©s Ă Big Apple, en attendant que la situation Ă©volue, nous nâavons vraiment pas profitĂ© de cette chance dâĂȘtre dans la capitale du monde. On manquait dâair, de soleil, de plage, de nature, de calme et de tranquillitĂ©. On sâest dit quâil fallait que ça change. Ces derniĂšres annĂ©es, nous avons beaucoup dĂ©mĂ©nagĂ© que ce soit en France ou ailleurs, nous entreprenons de nombreux projets, ce qui nous procure ainsi un certain avantage nous savons rebondir assez rapidement devant nâimporte quelle situation et nous ne craignons pas de prendre parfois des dĂ©cisions radicales. Du jour au lendemain nous posons le prĂ©avis pour notre appartement. La dĂ©cision est prise fin fĂ©vrier 2016, nous quittons les Ătats-Unis, et abandonnons notre Carte Verte si chĂšrement acquise. Oui, mais voilĂ ! Fin fĂ©vrier, nous sommes effectivement partis de New York⊠mais nous ne sommes pas allĂ©s trĂšs loin finalement ! Une dizaine de jours avant notre dĂ©part dĂ©finitif, alors que nous hĂ©sitions sur notre prochaine destination, jâai reçu une proposition dâemploi dans une entreprise qui me plaisait, avec un poste qui mâintĂ©ressait, dans lâĂtat que lâon dĂ©sirait⊠CâĂ©tait inespĂ©ré⊠Direction le Sud de la Floride ! Ni une, ni deux, nous avons fait nos valises, et nous avons dĂ©barquĂ© Ă Fort Lauderdale situĂ©e Ă une trentaine de minutes de route au nord de Miami. Une situation qui ne pouvait pas ĂȘtre plus parfaite puisque nous retrouvions enfin tout ce qui nous manquait jusquâĂ prĂ©sent la chaleur, le soleil, la mer et la plage⊠Bref, le bonheur ! Tout sâest enchainĂ© trĂšs rapidement. GrĂące Ă dâautres français rencontrĂ©s sur place enfin un endroit oĂč ils sont solidaires !, nous avons trouvĂ© facilement un appartement. Greg a Ă©galement dĂ©crochĂ© un boulot dans une start-up lancĂ©e par â encore â un français. Un second souffle Aujourdâhui tout va mieux, nous avons su rebondir Ă temps. On commence doucement Ă profiter de la Floride et de son extraordinaire environnement, le plus dur de lâinstallation ayant Ă©tĂ© accomplie. On aura dâailleurs lâoccasion de reparler trĂšs prochainement de cette douce vie dans le Sunshine State ! MoralitĂ© de lâhistoire une expatriation ça se prĂ©pare. Ne faites pas comme nous. PlutĂŽt que de parcourir le dĂ©sert australien, grimper au sommet dâun volcan hawaĂŻen et plonger dans les eaux calĂ©doniennes, installez-vous confortablement devant votre ordinateur et potassez votre expatriation ! MĂȘme si on a eu extrĂȘmement de chance de dĂ©crocher une Green Card, rien nâĂ©tait jouĂ© dâavance. On reconnait ĂȘtre privilĂ©giĂ©s, certes, mais il faut savoir se bouger, rester humble et se donner les moyens de rĂ©ussir. Quoi quâil en soit, mĂȘme aprĂšs toutes ces galĂšres, si câĂ©tait Ă refaire on ne changerait strictement rien⊠Masos nous ? Pas du tout ! On aime le challenge, fuir la routine et tout simplement vivre nos rĂȘves đ
vivre aux etats unis reve ou cauchemar